La France va interdire la castration des porcelets sans anesthésie ni analgésie

À partir du 1er janvier 2022, la castration des porcelets en France devra être réalisée sans douleur, sous anesthésie et analgésie.

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a publié un arrêté ministériel et une instruction technique précisant les conditions dans lesquelles les porcs domestiques mâles peuvent être castrés dans les élevages à des fins autres que thérapeutiques ou diagnostiques.

L’instruction technique de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) précise les modalités de mise en œuvre de l’interdiction. Afin d’apporter un appui technique aux éleveurs et aux vétérinaires, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a créé un centre de ressources en ligne :

  • des fiches techniques contenant des protocoles d’anesthésie et d’analgésie locales, issus de consultations avec des scientifiques et des représentants professionnels et approuvés par les parties intéressées,
  • des articles détaillant les études qui ont servi de support à ces protocoles et
  • des textes réglementaires.

Ces informations seront complétées fin novembre par un module de formation à distance.

Au-delà de la mise en œuvre effective des nouveaux protocoles de castration, la réussite collective de la fin de la castration sans recours à l’anesthésie et à l’analgésie à compter du 1er janvier 2022 passe par la couverture des surcoûts que ces méthodes entraînent pour les éleveurs.

Ainsi, l’arrêté ministériel, fondé sur la réglementation relative au bien-être animal, apporte une sécurité économique aux éleveurs. La castration sera conditionnée à l’existence d’un label de qualité ou à la signature d’un contrat Egalim2 garantissant la prise en compte des coûts de production. Les exceptions prévues par la loi Egalim2 s’appliquent également : vente directe, petites exploitations, etc.

Elle renforce ainsi les dispositions de la loi Egalim2 concernant la contractualisation obligatoire. En particulier, le contrat sera la base de la négociation commerciale et prendra en compte les coûts de production et donc les surcoûts liés à la castration.

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