Quand génétique rime avec économique
27 janvier 2012 D.Poilvet Vu 747 fois
Les schémas génétiques adaptent leurs gammes au contexte d’aliment cher et recherchent le meilleur optimum économique.
Signe des temps, le langage des généticiens évolue. À la recherche à tout prix de performances techniques, se substitue aujourd’hui une approche beaucoup plus rationnelle et économique. On l’a vu ces dernières années, avec le virage de la sélection des lignées femelles vers les qualités maternelles, en complément de l’hyperprolificité. C’est désormais le cas également pour les lignées mâles, avec la fin du monopole de l’épaisseur de lard dorsal. C’est ce qu’avance notamment Nucléus, 37 % de part de marché des IA en France, qui souligne que l’indice de consommation et la croissance représentent 40 % de l’objectif global de sélection. « 52 % de ses porcelets Piétrain testés en 2010 ont été mis en station publique pour calculer leur IC individuel », rappelle Jacques Gourmelon, directeur Nucléus. De son côté, PIC revendique la position de « leader sur l’indice de consommation ». « La sélection sur ce critère a toujours été prioritaire, autant sur les lignées mâles que sur la voie femelle », affirme Lionel Puech-berty, directeur PIC France. De son côté, Topigs lance trois nouveaux verrats, dont deux Piétrains NN aux profils très différents : le Top Speed sélectionné sur la vitesse de croissance, le Top XL pour le TMP, et un synthétique Duroc-Piétrain pour la rusticité et la tonicité des porcelets. Une rusticité Duroc également proposée par Hypor, dont les premiers essais terrain avec le verrat Magnus 100 % Duroc sont prometteurs, selon Paul Créac’h, directeur commercial Hypor France. « Les pertes en maternité sont moins élevées, les porcelets sont faciles à adopter. À l’abattage, la qualité de viande des carcasses est incomparable. Elle se traduit par un meilleur pH, moins de pertes en eau et une couleur de viande plus rouge. » Des caractéristiques intéressantes, à condition d’être valorisées sur des marchés spécifiques de proximité. Les lignées femelles ne sont pas oubliées dans le raisonnement économique, notamment chez Gène +, qui met en avant le croisement Youna x Piétrain Gène +. « La Youna consomme moins d’aliment que ses concurrentes, et sèvre plus de porcelets », rappelle Guillaume Naveau, respon- sable commercial Youna. « Et notre Piétrain est largement reconnu pour sa croissance élevée et son faible indice de consommation. »
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