MG2Mix confirme l'intérêt de la valine en post sevrage
27 janvier 2012 D.Poilvet Vu 679 fois
La firme service Mg2mix préconise l’ajout de valine de synthèse dans les aliments porcelets pour optimiser les performances de croissance.
Nicola Cottais, chef produit porc MG2Mix - © dp
L’arrivée sur le marché de la valine de synthèse (L- valine) ouvre de nouvelles voies d’améliorations de performance des porcelets par l’aliment. « Tous les essais confirment qu’en ajoutant de la L-valine dans les aliments 1er et 2e âge, nous pouvons améliorer les croissances et l’indice de consommation », indique Vincent Gerfault, responsable nutrition-formulation Mg2mix. La valine est le 5e acide aminé limitant chez le porc. Elle doit être obligatoirement apportée par l’aliment, car l’animal ne peut pas la synthétiser.
Mais dans le contexte de formulation européen, les matières premières n’apportent pas assez de valine pour couvrir les besoins des porce-
lets. « Sans L-valine, le ratio valine/lysine digestible des aliments de post-sevrage se situe souvent autour de 0,62- 0,63 %, alors que les besoins ne sont couverts qu’avec un ratio de 0,70 % », ajoute Vincent Gerfault.
Deux essais réalisés par la firme-service de Chateaubourg confirment l’intérêt d’ajouter la valine de synthèse dans les aliments 2e âge.
3,2 % DE CROISSANCE EN PLUS
Ces essais ont également testé une augmentation des apports de tryptophane, pour atteindre le ratio tryptophane/lysine digestible de 0,20 %. Dans le premier essai réalisé en post- sevrage uniquement, le gain de croissance sur la période 2e âge atteint 3,2 %, et l’indice de consommation a diminuede 5,5 %. « Les porcelets étaient plus homogènes au sein d’un même case à la fin de la période 2e âge », souligne Nicolas Cottais, chef produits porcs Mg2mix.
Pour démontrer l’intérêt économique de l’apport de la L-valine, Mg2mix a réalisé un second essai prolongé en engraissement. « La croissance a été significativement améliorée jusqu’à l’abattage », explique l’ingénieur. Le poids des porcelets, déjà supérieur de 1,5 kg en fin de post- sevrage, a été amélioré de 2,55 kg par rapport au lot témoin à la dernière pesée précédant le 1er départ, à 153 jours. L’indice de consommation avait diminué de 0,1 point durant la période 2e âge. Mais logiquement, il n’y a pas eu de différence d’in- dice entre les deux lots en cours d’engraissement. « Au
final, le gain de poids final permet un gain d’au moins de 1 euro par porc sur la période sevrage-vente, ceci malgré un surcoût lié à l’incorporation de la L-valine de six euros par tonne d’aliment 2e âge à la fin juin », conclut Nicolas Cottais.
Vous avez aimé cet article et vous désirez le faire connaître ?
Vous pouvez facilement intégrer un lien vers celui-ci sur votre site en copiant ce code :
Cet article vous a plu ?
Retrouvez, chaque mois, toute l'information dans votre revue
REUSSIR PORCS.
Ne passez plus à côté de l'info :
» Abonnez-vous
Droits de reproduction et de diffusion réservés © Copyright 2012 -
REUSSIR PORCS.
Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de
droits d'usage,
en accepter et en respecter les dispositions.