Sur les aspects techniques, tous les signaux sont au vert dans les élevages français, avec une progression nette de l’ensemble des critères calculés par l’Ifip dans le cadre des résultats nationaux GTE et GTTT. C’est notamment le cas en engraissement, où, grâce à un sanitaire stabilisé (le taux de pertes se maintient sous les 4 %), et aussi au progrès génétique (voir Réussir Porcs, sept 2011 page 50), l’indice de consommation continue de baisser (2,82). La croissance s’améliore également (792 g/j), alors que pendant longtemps la référence moyenne en engraissement se situait autour de 750 g/j.
L’âge à 115 kg standardisé (183 jours) a gagné trois jours en deux ans. Les post-sevreurs dépassent même la barre des 800 g/j, grâce sans doute à la bonne qualité sanitaire des porcelets
qu’ils reçoivent des maternités collectives. La progression est signi- ficative également pour les critères d’abattage, et confirme les données d’Uniporc Ouest : + 0,2 point pour le TMP (60,5), et + 1 % pour le pourcentage de porcs dans la gamme (86 %).
28,2 PORCELETS SEVRÉS
La GTTT révèle une progression nette des résultats techniques de reproduction, synthétisés par le nombre de porcelets sevrés par truie et par an (28,2, en progression de 0,3 porcelet en un an). Le tiers supérieur frôle désormais les 30 sevrés (29,9). Fait nouveau, cette progression ne vient pas d’une amélioration du nombre de sevrés par portée (stable à 11,3 porcelets), mais de la baisse de l’intervalle entre deux mises bas (147,3 jours, en baisse de 0,5 jour). Cette évolution est liée essentiellement à l’intervalle sevrage saillie fécondante (ISSF) en net recul (8,4 jours), signe que le statut sanitaire des truies s’améliore, ainsi que la technicité des éleveurs. Les nouveaux programmes génétiques, axés non seulement sur la prolificité, mais aussi sur le taux de survie des porcelets, commen- cent à donner des résultats : le taux de pertes sur nés totaux décroît légèrement de 1,2 % depuis cinq ans (19,9 %), de même que celui sur les nés vifs (- 0,8 %, à 13,6 %).
Sur le plan économique, le prix moyen d’aliment de 200 €/tonne cache des disparités importantes sur l’année, avec une flambée des prix à partir de juin. Par rapport à 2009, il se situe au même niveau (+ 1 €/tonne). Le prix de vente des porcs charcutiers ayant été en léger retrait (- 1,5 ct, à 1,301 €/kg), la marge sur coût alimentaire baisse de 9 euros par truie (962 €).
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