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Une étude Inzo-Ucalpi

Méfiez-vous des recontaminations dans les ciruits d'eau

Pour réussir sa lactation, la truie doit entrer en maternité avec des réserves musculaires importantes. Ces réserves peuvent être entamées en fin de gestation si l’alimentation n’est pas adaptée.

13 février 2008 D.Poilvet Vu 2565 fois
Gaël Peslerbe, responsable commercial Ucalpi et Eric Schetelat, spécialiste porc Inzo « Des analyses doivent être réalisées régulièrement pour vérifier la qualité de l’eau de boisson, qui joue un rôle au moins aussi important que l’alimentation dans les résultats techniques. »

Gaël Peslerbe, responsable commercial Ucalpi et Eric Schetelat, spécialiste porc Inzo « Des analyses doivent être réalisées régulièrement pour vérifier la qualité de l’eau de boisson, qui joue un rôle au moins aussi important que l’alimentation dans les résultats techniques. » - © dp

Une étude terrain réalisée auprès de 22 éleveurs par le fabricant d’aliment picard Ucalpi et la firme service Inzo met en évidence l’importance de vérifier la qualité de l’eau de boisson en élevage, même si elle provient du réseau de distribution. « Une eau qui arrive potable en élevage peut se révéler impropre à la consommation quand elle arrive à l’abreuvoir », souligne Gaël Peslerbe, responsable commercial Ucalpi.Un constat mis en évidence à partir des analyses d’eau prélevées dans les élevages dont l’origine est le réseau de distribution. Dans ces élevages, 40 % des échantillons n’étaient pas potables. Ce problème de qualité bactériologique s’accroît quand le prélèvement s’éloigne de l’arrivée d’eau. « Pourtant, ces eaux sont de bonne qualité à l’entrée en élevage », constate Eric Schetelat, ingénieur porc Inzo.Une apparente contradiction qu’il explique facilement : « Les éleveurs qui utilisent l’eau du réseau croient distribuer de l’eau potable à leurs animaux. Ils n’ont donc pas investi dans un système de traitement. Cependant, cette enquête prouve qu’il existe parfois une recontamination dans le circuit d’eau de l’élevage, même si l’eau qui arrive au compteur est de bonne qualité".
 

- © Ucalpi-Inzo

Pour faire face à ce problème, le traitement de l’eau de boisson à l’entrée en élevage est la solution la plus sécurisante, quelle que soit l’origine de l’eau. Dans cette enquête, 100 % des prélèvements d’eau après traitement étaient de bonne qualité bactériologique. En revanche, 46 % des prélèvements n’étaient pas potables pour les eaux non traitée à l’entrée en élevage. « Le traitement de l’eau de boisson est une assurance qualité imparable pour être sûr que l’eau qui arrive dans les abreuvoirs est potable », insiste Gaël Peslerbe. Eric Schetelat, souligne de son côté l’importance d’analyser régulièrement et en plusieurs points l’eau destinée à l’abreuvement des animaux. « La qualité de l’eau est changeante dans le temps. D’où la nécessité de multiplier les prélèvements », justifie-t-il. « Pour cette enquête, nous avons utilisé un kit d’analyse de la qualité bactériologique de l’eau.Simple et peu onéreux, ce kit ne remplace pas une analyse bactériologique complète, mais la complète efficacement pour évaluer rapidement si l’eau convient à l’abreuvement des animaux. » Mais Eric Schetelat souligne aussi que la qualité de l’eau ne fait pas tout. La quantité disponible par animal à l’abreuvoir est également essentielle dans l’obtention de bonnes performances.Or, l’enquête souligne que les normes ne sont pas toujours appliquées. Sur les 22 élevages enquêtés, 43 % ne respectaient pas le nombre optimum de porcelets par abreuvoir. « Un débit ou un accès insuffisants aux abreuvoirs peuvent conduire à des sous-consommations et des baisses très nettes de performances, notamment en début de postsevrage », ajoute l’ingénieur.
 

- © Barber et Brooks, 1989

La température de l’eau dans les abreuvoirs mesurée lors de l’enquête variait également dans des proportions importantes : « sur ces prélèvements réalisés en octobre, elle allait de 7 °C à 25 °C », indique Eric Schetelat. Des écarts qui ont un impact direct sur les performances techniques : « plus la différence entre la température de l’eau et la température corporelle est importante, plus cela coûte en énergie, et donc en indice de consommation. Si l’eau de boisson baisse de 25 °C à 8 °C, le porc va consacrer 2 % de l’énergie de l’aliment à la réchauffer à la température de son corps. Cela correspond à près de 0,1 point d’Indice! ».Au travers de cette démarche, Inzo veut démontrer qu’il existe des relations très étroites entre l’eau et la nutrition. « L’eau, qui constitue 80 % du corps d’un porcelet, est autant partie prenante dans les résultats techniques que l’aliment et les conditions sanitaires. Ce qui veut dire qu’il est absolument nécessaire d’en tenir compte dans un audit global d’élevage », conclut-il. !

 

Contact: Inzo (www.inzo-net.com)

 
Christian Jouneau, Benoît Lespagnol et Michel Manscourt

Christian Jouneau, Benoît Lespagnol et Michel Manscourt - © dp

Au Gaec Manscourt à Artennes et Taux (Aisne)

L'eau du réseau se contaminait dans les circuits Au Gaec Manscourt à Artennes et Taux, l’audit réalisé par Ucalpi a révélé une pollution de l’eau dans les circuits de l’élevage, et ce malgré sa provenance du réseau de distribution. « La qualité de l’eau qu’on achète n’est pas remise en cause », précise Michel Manscourt. « Mais il s’avère que, depuis qu’on la traite avec un procédé d’électrolyse (Envirolyte), les analyses nous indiquent clairement que sa qualité bactériologique est redevenue bonne en tout points de l’élevage, et que l’état sanitaire des animaux s’est considérablement amélioré ». Preuve de ce que l’éleveur avance, le taux de pertes en postsevrage est passé de 5,6 % en 2006 à 3,4 % en 2007. « De plus, les traitements médicamenteux ont notoirement diminué depuis que l’eau est traitée : les porcelets sont uniquement traités trois jours à la colistine en nurserie, alors qu’avant, l’aliment était supplémenté en permanence en post-sevrage. »

 

 

 
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