Qualité de l´eau
Pensez à vérifier la bonne chloration de l´eau de boisson
Bien souvent, une installation défectueuse ou inadaptée empêche le chlore d´agir efficacement pour potabiliser l´eau.
19 avril 2007 Dominique Poilvet Vu 2211 fois
On oublie trop souvent que la mauvaise qualité de l´eau de boisson est l´une des principales causes de diarrhées et de baisses de performances en élevage. Et lorsque la potabilité de l´eau est mise en cause, il faut absolument réaliser un diagnostic complet de l´installation pour solutionner le problème, pas toujours évident à cerner. Chez Nicolas et Juliette Le Huérou, éleveurs à Trégastel dans les Côtes-d´Armor, c´est tout simplement le temps de contact insuffisant du chlore avec l´eau du puits, non potable, qui était à l´origine de pathologies digestives sévères, entraînant mortalités, hétérogénéité, dégradation des indices et des croissances.
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| Nicolas Le Huérou a investi dans une cuve de 5 m3 pour assurer un temps de contact suffisant entre le chlore et l´eau prélevée dans un puits. ©D. Poilvet |
Le temps de contact doit être de 20 minutes au minimum
« Au fur et à mesure de l´agrandissement de l´élevage et de la mise en place d´une machine à soupe, la capacité de la cuve de chloration d´origine n´était plus suffisante pour assurer ce temps de contact, qui doit être de 20 minutes au minimum », explique Philippe Bergot, technicien Prestor. Suite à ce constat, les éleveurs ont installé une nouvelle cuve de 5 m3, largement suffisante pour traiter les 13 m3 d´eau nécessaires chaque jour. « Il faut prévoir un temps de contact suffisant 24 heures sur 24, quel que soit le volume consommé à un instant donné, afin d´éviter toute rupture d´approvisionnement en eau réellement chlorée », ajoute le technicien. Les éleveurs en ont profité pour investir dans une pompe qui dose le chlore pur, « très précise et qui nécessite peu de surveillance ». L´investissement (1300 euros pour la seule cuve), a été largement remboursé après un an de fonctionnement. « Les dépenses de santé ont baissé de 45 euros par truie et par an, baisse que j´attribue exclusivement à la qualité retrouvée de l´eau », estime Nicolas Le Huérou. Et logiquement, les performances techniques ont nettement progressé.
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