Production porcine
Des coûts très variables pour le prélèvement des verrats à la ferme
Peut-on abaisser les coûts de production en prélevant les verrats à la ferme ? Faute de données fiables, le calcul ne se réalise que sur le montant investi et la main-d´oeuvre nécessaire
01 octobre 2004 Dominique Poilvet Vu 2326 fois
Beaucoup d´éléments sont à prendre en compte pour juger de l´opportunité de se lancer dans le prélèvement des verfrats à la ferme : l´élevage dispose-t-il de places nécessaires pour loger les verrats ? Quel matériel doit on acheter ? La main-d´oeuvre est elle suffisante pour passer du temps à prélever et à conditionner la semence ? La conduite en bande optimise-t-elle l´utilisation des verrats ?
Chez Dominique Jouandet, éleveur à Beaulieu dans l´Orne avec 430 truies, la réponse est claire : le prélèvement rapporte 17,90 euros par truie présente. « Cela fait 8000 euros par an, soit le salaire d´une personne à mi-temps », calcule l´éleveur. A l´origine, la décision de prélever a été motivée par le souci de rentabiliser la main-d´oeuvre présente sur l´élevage. « En juillet 2000, nous sommes passé aux 35 heures en embauchant un nouveau salarié. Il fallait s´adapter à la nouvelle organisation des tâches et trouver des activités sur l´élevage permettant de compresser les coûts ».
« Le matériel le plus important est le photo-colorimètre »
L´achat du matériel s´est monté à 3000 euros, hors les cases et le bâtiment déjà existants. « Le matériel le plus important est le photo-colorimètre, qui permet d´optimiser le nombre de doses en fonction de la concentration de la semence ». Dominique Jouandet apprécie la souplesse que le prélèvement à la ferme procure dans le travail d´insémination. « Nous ne sommes pas à nous demander si une insémination supplémentaire est justifiée ou non ».
Il admet cependant que le contrôle de la qualité de la semence n´est peut être pas le même que celui des centres d´insémination artificielles. « Les performances de reproduction ont été affectées par la canicule de cet été », concède-t-il. « Mais les problèmes venaient-ils des truies ou des verrats » ?
Pour répondre à cette question, il a aménagé une nouvelle verraterie où les animaux seront à l´abri des coups de chaleur. « Pour prélever, la rigueur et le savoir-faire sont indispensables », conclut-il.
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| Vache de réforme Destinée à la réforme, cette vache de huit ans donne une idée du format des reproductrices du troupeau. ©C. Deloume |
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