Anne-Marie Crolais, femme engagée et volontaire
A 54 ans, Anne-Marie Crolais décide de ne pas se représenter aux prochaines élections des Chambres d´agriculture en janvier 2007, et de mettre ainsi un terme à 30 années de syndicalisme où elle s´est investie sans compter.
Son parcours personnel et professionnel est somme toute assez classique de celui d´une génération d´agriculteurs bretons installés dans les années 70. Fille d´une famille nombreuse d´agriculteurs d´Erquy, dans les Côtes-d´Armor, elle épouse Joseph et tous les deux s´installent en 1970 à quelques kilomètres, au lieu dit Bel Hêtre, à Saint-Alban, sur une ferme de polyculture élevage. Ils vont progressivement se spécialiser dans le porc en créant un bloc naissage de 54 truies, supprimant les vaches laitières, créant un engraissement et agrandissant progressivement l´atelier porc pour devenir en 1998 naisseur-engraisseur de 200 truies.
Un développement classique dans le département. Ce qui l´est moins, c´est le parcours syndical d´Anne-Marie. Dès son installation, elle s´investit dans le mouvement de vulgarisation féminine du canton, poussée par son mari, lui-même responsable CDJA à l´époque. Puis, en 1976, elle est élue présidente du CDJA des Côtes-d´Armor et figure au bureau du CNJA. Elle est aussi présidente de la section porcine du CRJA. En 1978, elle est élue membre de la Chambre d´agriculture des Côtes-d´Armor, secrétaire générale de la FDSEA des Côtes-d´Armor, puis présidente de la FDSEA pendant neuf ans en assurant la présidence de la section porcine, et membre de la FNP.
Son enfance lui a probablement forgé un caractère de battante : « Je suis l´aînée d´une famille de huit enfants. Et, petite, je vivais mal le décalage entre notre condition, à la ferme, et celle des habitants d´Erquy, commerçants, artisans. »
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| Anne-Marie Crolais : « L´engagement est indispensable à la défense de nos professions. C´est une formidable école de formation, source de richesse personnelle. » ©C. Gérard |
Défendre la profession, et un modèle familial de l´élevage de porc
Pendant toutes ces années, rare femme dans un monde d´hommes, elle ne désarme pas, malgré les embûches, pour défendre la profession, et un modèle familial de l´élevage de porc, « modèle qui nous a permis de sortir de la misère et de rester tous au pays ». Combative, elle trouve toujours l´énergie nécessaire, et s´investit aussi dans des activités et responsabilités hors du secteur porcin. Car, dès 1979, elle est élue présidente de l´Association des familles rurales de Pléneuf-Val André, puis devient présidente de l´Union bretonne du tourisme rural. Enfin, il y a deux ans, elle est élue au Conseil régional, « pour défendre l´agriculture et l´élevage hors-sol auprès des politiques ». Seule productrice de porc au Conseil régional, elle entend poursuivre cette mission. Ce qui signifie que, même en étant moins présente dans le syndicalisme agricole, elle continuera, à n´en pas douter, à défendre une « famille d´éleveurs » avec l´énergie que tout le monde lui connaît.
Vos réactions
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Chere Madame Anne Marie, je soit italienne e je me escuse pour mon francaise. Je a lu votre livre L'Agricultrice, et je vous remercie beaucoup por tout le travaille que vou avez faite, le parcouse de evolutione de etre humain que vous avez fait pour vous meme et por tout le monde. Mecie, de tout coeure, pardonne me francaise. Mes ancestre est de campagnard et dans mon sang est toujour vivent l'appel de la natur. Un gros bisou! Milena
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je cherche unne femme reste seul agrecultur pour marrie et aidee a son profession et partages la vie et je me exise a mon francais je suis un algerien merci..
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à Madame CROSLAIS-Conseillère Régionale de Bretagne. Je souhite vous informer de ce qui suit après votre communiqué de presse du 5 octobre relatif au grave problème des algues vertes tueuses comme on les qualifie actuellement.Je travaille dans le domaine de l'ingéniérie environnementale et plus précisément dans l'élimination des nitrates générés par les lisiers de porcs.Je suis l'auteur d'un projet dontl'objet est de traiter les lisiers dès la sortie de la porcherie dans un centre de traitement biotechnologique, et de pratiquer les épandages qu'une fois obtenue l'eau résiduelle ne contenant que 10 % de nitrates pour les besoins de croissance des cultures. Cela éviterait les contaminations qui conduisent maintenant au massacre des belles plages bretonnes par ces algues vertes.Je partage votre avis complètement sur la non responsabilité des éleveurs de porcs.Je souhaite connaître votre mail pour vous exposer dans le détail mon projet.recevez Madame, mes très cordiales salutations.Fermen
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