Marché mondial
Pour H. Marouby « l´Alena a constitué un accélérateur des échanges de viande de porc en Amérique
Au cours des dernières rencontres de l´Ifip, Hervé Marouby a montré que la création de l´Alena entre le Canada, les États-Unis et le Mexique a permis une explosion des exportations de viande de porcs en provenance de ces pays, avec des volumes qui ont atteint 1,5 million de tonnes.
17 novembre 2006 Claudine Gérard Vu 1858 fois
Entre 1990 et 2004, les exportations de viande de porc de l´Alena (USA, Canada et Mexique) sont passées de 250 000 tonnes à 1,5 million de tonnes. Certes, le phénomène d´expansion des échanges internationaux est général. Et sur cette même période, l´UE a vu ses exportations grimper d´environ 700 000 tonnes à 1,6 million de tonnes. Mais l´Alena est en passe de dépasser l´Europe sur les marchés mondiaux et a, en outre, su conquérir des marchés rémunérateurs comme celui du Japon. Sur 1,3 million de tonnes que le Japon a importé en 2005, 714 000 tonnes provenaient de l´Alena (dont 1/3 des USA, 1/3 du Canada). Hervé Marouby, lors des rencontres de l´Ifip (Institut du porc) au Space 2006, a noté en outre que, sur ce marché japonais élevé en volume et en valeur, le Chili tient une position intéressante, liée à des accords de libre-échange entre ces deux pays. Autre marché porteur pour l´Alena, la Corée du Sud qui a importé 261 000 tonnes de porc en 2005, soit deux fois plus qu´en 2002, et sur ce marché, l´Alena a dépassé l´UE en fournissant 115 000 tonnes (contre 95 000 tonnes fournies par l´UE et 31 000 tonnes par le Chili).
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| ©Source : Ifip |
Les raisons de ce succès de l´Alena tient d´abord dans les coûts de production : 1,11 euro/kg de carcasse aux USA, 1,10 euro/kg au Canada, contre 1,32 euro en moyenne 2001-2004, selon Hervé Marouby. Mais il estime qu´il faut y ajouter une « capacité à vendre, à valoriser le porc sur les différents marchés en vendant des pièces, des produits élaborés., sans oublier le taux de change qui est un élément fondamental dans ces marchés internationaux ».
Cette capacité à vendre est bien un atout des États-Unis et du Canada, mais pas du Mexique, troisième pays de l´Alena. Si le pays exporte un peu, il est toutefois déficitaire en viande de porc. Et souffre d´un manque de matières premières pour l´alimentation animale qu´il doit importer à prix fort. Toutefois, Hervé Marouby précise que ce pays est en position d´exporter vers des destinations particulières comme l´Extrême-Orient. Les volumes restent toutefois sans commune mesure avec ceux de ses voisins nord-américains, et l´augmentation annoncée de la production porcine mexicaine sera probablement destinée à la consommation intérieure qui devrait accompagner l´augmentation du niveau de vie des Mexicains.
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| ©Source : Ifip |
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